Vendredi 25 juin 2010 5 25 /06 /Juin /2010 11:08

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Communiqué LDH

Paris, le 24 juin 2010

En limogeant les deux humoristes de la tranche matinale, et en privant Didier Porte de sa chronique dans le Fou du roi, la direction de Radio France fait preuve d’une allégeance sans précédent au pouvoir en place.

Que les caricaturistes déplaisent, voilà qui est dans la grande tradition de la démocratie française.

La Ligue de droits de l’Homme doit-elle rappeler à Jean-Luc Hees et à Philippe Val que le principe qui fonde la liberté de la presse n’est pas divisible, et qu’en limogeant, avec force insultes, deux troublions de l’antenne, ils se conduisent comme des « petits tyrans » d’une « grande pauvreté intellectuelle » ?

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Mardi 8 juin 2010 2 08 /06 /Juin /2010 14:36

LOGO.jpg Les événements survenus ces derniers jours au Proche-Orient suscitent dans notre société des réactions d’émoi.

 Des manifestations se tiendront ce week-end dans plusieurs villes.

 Quelles que soient nos analyses respectives sur ces événements, nos organisations, réunies ce jour à Paris, ne souhaitent pas être confrontées aux flambées d’actes racistes et antisémites qu’a connues notre pays par le passé dans des circonstances analogues.

 Ces manifestations ne sauraient être le prétexte à quelque dérive haineuse que ce soit.

 Nous tenons à rappeler que les Juifs de France ne sont pas des Israéliens, pas plus que les Musulmans de France ne sont des Palestiniens. Nous dénonçons l’instrumentalisation du conflit israélo-palestinien à des fins ethnico-religieuses, engendrant au sein de la population un réflexe de peur, de division et de repli communautaire. Nos associations récusent tout recours à des leaders religieux pour dissiper d’éventuelles tensions dans notre République, comme ce fut le cas en 2009, conduisant à une communautarisation du débat et constituant une menace pour la laïcité.

 Nous appelons nos concitoyens, au premier rang desquels les responsables associatifs et syndicaux, à veiller à ce que les revendications exprimées se fassent dans le respect des lois de la République.

  Signataires :

- Comité Laïcité République

- Confédération étudiante

- Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL)

- Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme (LICRA)

- Ligue des droits de l’Homme (LDH)

- Ligue de l’Enseignement

- SOS Racisme

- UEJF

- Union Nationale Lycéenne

Engagement des signataires de l’appel :

Les associations signataires s’engagent à quitter et à se désolidariser des manifestations au premier propos ou acte raciste ou antisémite, et à le faire savoir publiquement.

 

 

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Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 23:30

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Communiqué
Sommet France-Afrique
Nice, 31 mai – 1er juin 2010


Lors des débats sur la paix et la sécurité en Afrique, les participants doivent s'engager à lutter contre l'impunité des crimes les plus graves


Paris, Nairobi, le 28 mai 2010 – La FIDH et son organisation membre, la Ligue française des droits del'Homme (LDH), appellent les représentants des Etats présents au XXVe Sommet France-Afrique qui va se tenir à Nice les 31 mai et 1er juin 2010, à s'engager en faveur du droit des victimes des crimes les
plus graves à la justice comme base d'une paix durable et de la prévention des conflits.


Le Sommet abordera notamment le thème de la paix et de la sécurité en Afrique mais traité uniquement sous les angles de la lutte contre le terrorisme et du renforcement du système africain de défense collective. Nos organisations considèrent que la lutte contre l'impunité des crimes les plus graves devrait être placé au centre de ce débat prenant en compte son rôle fondamental de répression et de prévention des conflits et des crises politiques qui jalonnent le continent africain.


Le droit à la justice des victimes des crimes les plus graves est souvent oublié des processus de résolution des conflits voire entravé, nourrissant ainsi rancoeurs et esprit de revanche, propres à la déstabilisation et à l'insécurité. Les exemples d'impunité au motif de promouvoir la paix ou la sécurité
sans pourtant en atteindre les objectifs sont nombreux : citons, entre autres, l'absence de justice pour les victimes des conflits au Darfour, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, les victimes du massacre du 28 septembre 2009 en Guinée Conakry, les victimes des massacres commis au Beach de Brazzaville, en République du Congo en 1999 ou encore les victimes de la répression du régime d'Hissène Habré au Tchad.


L'impunité est bien souvent le fait d'un manque de volonté politique, comme nous pouvons le déplorer également en France. « Le projet de loi d'adaptation du Statut de la Cour pénale internationale voté par le Sénat en juin 2008 et sur le point d’être soumis à l’Assemblée nationale, comporte de nombreuses carences destinant ce pays à devenir un véritable havre de paix pour les auteurs des crimes les plus graves », déplore Jean-Pierre Dubois, président de la LDH

Aussi, nos organisations appellent les participants au XXVe Sommet France-Afrique de Nice à s'engager à
· adopter des législations nationales incriminant notamment les crimes de génocide, crimes contre
l'humanité, crimes de guerre et crimes de torture;
· à soutenir le principe de la compétence universelle de leur tribunaux pour répondre au droit des victimes à la justice;
· à soutenir le travail de la Cour pénale internationale et à coopérer avec ses instances.


« Sans cet engagement, et alors que plus d'une centaine d'Etats se retrouveront à Kampala, en Ouganda, pour discuter de la paix et de la justice à l'occasion de la conférence de révision du Statut de la Cour pénale internationale, les discussions autour du thème de la paix et de la sécurité en Afrique lors du Sommet de Nice seraient vidées de leur sens », a affirmé Souhayr Belhassen, présidente de la FIDH.


Contacts presse :
FIDH : Karine Appy + 33 1 43 55 14 12 / + 33 6 48 05 91 57
LDH : Virginie Peron :+ 33 1 01 56 55 51 07
La FIDH est une organisation non gouvernementale de défense des droits humains, qui fédère 155 organisations dans plus de 100 pays. La FIDH a un statut consultatif auprès des Nations unies, de l'UNESCO et du Conseil de l'Europe et d'observateur auprès de la Commission africaine des droits de l'Homme et des fidh.pngpeuples.
Bureau de presse: +33.1.43.55.90.19 / 14.12

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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 17:25

LOGO.jpg Les jeudis des Droits de l’Homme

 

 

Dans le cadre de ses conférences--débats ‘’ Les jeudis des Droits de l’Homme’’,

la section Marseille - Centre de la LDH

         vous invite à une conférence  sur le thème :

            

«La médiation: une autre façon de faire justice »

 

Intervenants :  

Gilbert Gailliègue

Président de l'Asmaj(Antennes juridiques et de médiation)

 

Jocelyne Roussel

Directrice de l'Asmaj

 

Maître Josette Gonzales

Avocate au barreau de Marseille

Membre du Conseil d'administration de l'Asmaj

 

Jeudi 22 avril 2010 à  19h00

Au Parvis du Protestantisme – 15 rue Grignan – 13006 Marseille –

Métro Estrangin

Stationnement dans la rue St Ferréol à partir de 19h ou aux parkings Préfecture ou Félix Baret

 

                       

« Un État démocratique est un État qui ne se propose pas d'éliminer les conflits mais de leur permettre de s'exprimer et de rester négociables»

Paul Ricoeur

 

 

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Jeudi 8 avril 2010 4 08 /04 /Avr /2010 17:32

LOGO.jpg Depuis l’affaire de Creil en 1989, la LDH a maintenu avec constance sa position, joignant la critique du

port du foulard et du voile, au nom de l’émancipation des femmes, au refus de toute loi excluante,

stigmatisante et empiétant sur les libertés publiques. Or, il se trouve qu’aujourd’hui cette position est

celle de nombreux citoyens et responsables politiques et en particulier celle de la Commission nationale

consultative des droits de l’Homme, alors même que le débat s’est crispé.

Bien plus rédhibitoire que le foulard, on a vu apparaître le port ultra-minoritaire mais spectaculaire du

voile intégral ; le gouvernement a lancé un débat sur l’identité nationale, très vite identifié par l’opinion

comme un débat sur l’Islam ; le premier ministre nous annonce une loi interdisant le port de la burqa.

Disons tout de suite, pour sortir de la confusion, que parler de « burqa » est un abus de langage : le mot

désigne le costume généralement bleu, entièrement fermé, avec un grillage devant les yeux, imposé

aux femmes par la société afghane. Le voile intégral, noir, d’origine saoudienne, est une négation

rédhibitoire de la personne, mais il ne renvoie pas à l’horreur meurtrière des talibans. Dramatiser le

débat, s’il en était besoin, n’est pas innocent.

Nous tenons à affirmer un certain nombre d’éléments essentiels.

1- La laïcité n’a rien à voir dans la question du voile intégral

Les législateurs de 1905 s’étaient résolument refusés à réglementer les costumes, jugeant que c’était

ridicule et dangereux : ils préféraient voir un chanoine au Parlement en soutane plutôt qu’en martyr. La

laïcité qu’ils nous ont léguée et à laquelle nous sommes fortement attachés, c’est la structure du vivre

ensemble : au-dessus, la communauté des citoyens égaux, la volonté générale, la démocratie ; en

dessous, des communautés partielles, des syndicats, des associations, des Eglises, une socialisation

multiple et libre qui peut même se manifester ou manifester dans l’espace public, mais en aucun cas

empiéter sur la volonté générale, et enfin la singularité des individus qui choisissent librement et

combinent entre elles leurs croyances et leurs appartenances.

En conséquence, le politique n’a ni à se mêler de religion, ni à traiter une religion différemment des

autres ; la loi n’a pas à régler les convictions intimes qu’elle suppose chez les individus ; la République

n’a pas à dire ce qui est acceptable et ce qui ne l’est pas mais à protéger également tous ceux qui

résident sur son territoire, sauf s’ils mettent en cause l’ordre public.

Le pluralisme religieux et culturel est constitutif de l’unité de la France, qui a toujours connu à la marge

des dérives fanatiques, intégristes ou sectaires déplorables mais éphémères.

Donc laissons la laïcité tranquille.

2- L’égalité hommes-femmes attend une vraie politique

L’argument principal, et tout à fait justifié sur le fond, contre le port du voile, c’est qu’il signale de

manière radicale l’infériorisation des femmes. C’est bien le cas si le port du voile est imposé par le mari

ou un autre homme de la famille. Dans ce cas, la France dispose des outils législatifs permettant à une

femme de déposer une plainte pour contrainte ou séquestration et d’obtenir le divorce aux torts de son

mari ; sachant bien sûr combien cette démarche peut être difficile pour elle.

Mais il peut s’agir aussi, comme l’attestent de nombreux témoignages, d’une servitude volontaire. Or la

liberté ne s’impose jamais par la force ; elle résulte de l’éducation, des conditions sociales et d’un choix

individuel ; on n’émancipe pas les gens malgré eux, on ne peut que leur offrir les conditions de leur

émancipation. Pour faire progresser l’égalité et la mixité entre les hommes et les femmes, ce qui est

urgent, c’est de promouvoir des politiques dans les domaines éducatifs, salariaux et professionnels, des

droits sociaux, un meilleur accès à la santé et à la maîtrise de la procréation. Ces problèmes

concernent des millions de femmes dans la France d’aujourd’hui et ne sont en rien traités de façon

prioritaire. Un abcès de fixation sur quelques centaines de cas ne fait certainement pas avancer

l’égalité, qui appelle au contraire à revenir à la solidarité entre toutes les femmes.

3- Une surenchère de discriminations n’est pas la solution

La question du voile intégral renvoie en réalité à un profond malaise des populations concernées,

auxquelles la République n’a pas pu ou pas été capable de faire une place. D’où l’apparition de

vêtements et de coutumes dont la signification est très complexe, depuis le port du foulard par des

adolescentes des banlieues comme signe identitaire jusqu’à ce voile intégral qui est un paradoxe : à la

fois dissimulateur de la personne et signe ultra-visible, provocateur, d’un refus de la norme sociale,

sous prétexte tantôt de religion, tantôt de pudeur. Même si nous réprouvons ce choix, ce n’est pas une

raison pour essentialiser et déshumaniser des femmes qu’on réduit à un signe abstrait et que l’on exclut

de toute vie publique.

Interdire le voile, c’est conforter la posture de ces femmes, c’est en faire doublement des victimes :

résultat absurde d’une volonté soit-disant émancipatrice. Elles porteraient seules le poids d’une

interdiction imposée en grande partie par la domination masculine, et cette interdiction les exclurait à

coup sûr de la cité. En revanche tous les musulmans, hommes compris, se sentiraient blessés par une

loi qui ne toucherait que l’islam.

4- Droits et libertés

Ce serait en plus ouvrir une voie extrêmement dangereuse en termes de libertés publiques.

Réglementer les costumes et les coutumes est une pratique dictatoriale ; que ce soit de façon

discriminatoire, pour signaler une population donnée, ou au contraire par l’imposition d’une règle

universelle. Obliger les femmes à porter le voile comme leur interdire de cacher leur visage (sauf dans

les cas prévus où l’identité doit être prouvée) est également liberticide.

Si une telle hypothèse est présente, c’est que la société française a été profondément intoxiquée par

des idées venues de l’extrême-droite et qui se sont infiltrées jusque dans la gauche : la peur de

l’immigré, de l’étranger, les relents de notre histoire coloniale, la tentation de l’autoritarisme.

La LDH a une tout autre conception de la démocratie, des droits, de l’égalité et des libertés.

4- Vivre ensemble

La LDH refuse les termes d’un débat instrumentalisé, qui risque de déboucher sur une loi perverse et

dangereuse.

Des millions de musulmans vivent en France, et pour beaucoup vivent mal. Ce n’est pas un ministère

de l’Identité nationale qui résoudra leurs problèmes et qui leur offrira un avenir, mais des politiques

sociales et anti-discriminatoires ; c’est un travail politique, citoyen, de réflexion sur les conditions du

“vivre ensemble“.

C’est aussi leur responsabilité individuelle et collective, qui attend par exemple, pour ceux qui sans en

avoir la nationalité résident en France, le droit de vote pour pouvoir s’exercer

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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 07:11

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Au moment où l'Assemblée nationale va examiner une proposition de loi constitutionnelle sur le « droit de vote et d'éligibilité aux élections municipales des étrangers non ressortissants de l'Union européenne résidant en France », déposée par les députés membres du groupe socialiste, radical et citoyen, nos organisations réaffirment, qu'après trente ans de débats sur ce droit démocratique, il est temps que le législateur conclue par une loi.

L'adoption de cette proposition de loi, identique à celle déjà adoptée en mai 2000 par l'Assemblée nationale, mettrait fin à la mise à l’écart de tous ces résidents concernant la vie de leur cité et au profond sentiment d'injustice ressenti dans la population qui aspire à l'égalité de tous les citoyens de ce pays.

Tous les sondages en témoignent, les citoyens, depuis de nombreuses années, sont favorables au droit de vote des résidents étrangers qui vivent parmi nous.

Aujourd'hui, la majorité des partis politiques du pays est aussi favorable à ce nouveau pas vers un suffrage réellement universel, vers une citoyenneté attachée à la résidence, et pas seulement à la nationalité. Cette extension a déjà eu lieu pour une partie des étrangers,  ceux de l'Union européenne. Il s'agit maintenant de donner les mêmes droits à tous les étrangers. Nicolas Sarkozy lui-même, en son temps, s’est exprimé favorablement, à plusieurs reprises, sur cette question.

Il n'est pas indifférent de rappeler que la majorité des pays de l'Union européenne (17 pays) a instauré totalement ou partiellement ce droit.

Le droit de vote et d'éligibilité des résidents étrangers non ressortissants de l'Union européenne étant reconnu comme une revendication légitime pour la démocratie en France, nous affirmons qu'il est temps de conclure cette démarche par le vote d'une loi. Nous appelons les parlementaires à soutenir et voter cette proposition de loi du groupe socialiste, radical et citoyen.

Le Collectif national « Votation citoyenne »  

dont l’Acer, l’AMF, l'Aseca-Lettre de la citoyenneté, la CFDT, la LDH, le Mrap, la FTCR…et de nombreuses autres organisations.

Autres associations signataires :

Les Amoureux au ban public, le Cran, France Terre d'Asile, la Licra, SOS racisme.

 

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 13:20

LOGO.jpg Les jeudis des Droits de l’Homme



Dans le cadre de ses conférences--débats ‘’ Les jeudis des Droits de l’Homme’’,

la section Marseille - Centre de la LDH

 

vous invite à une conférence  sur le thème: 

Le droit de mourir dans la dignité est-il un droit de l'homme?

 

Intervenants :

 

Dominique GAMBARELLI

Président de l'ADMD 13

 

Maître Nicole POLLACK

Avocate au barreau de Marseille


Jeudi 18 Mars 2010 à  18h30

 

« Cité des associations » salle Phocea 1er étage

93 La Canebière 13001 Marseille –

Métro Noailles

 

«  Ne nous laissons pas voler notre ultime liberté »

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Jeudi 18 mars 2010 4 18 /03 /Mars /2010 13:14

Communiqué LDH

Paris, le 17 mars 2010

 

La LDH porte plainte pour apologie de crime de guerre

suite à l’assassinat de Farhat Hached

 

Le 5 décembre 1952, le leader syndicaliste tunisien Farhat Hached était assassiné à Tunis par les services spéciaux français sous couvert de l’organisation dénommée la « Main rouge ». La chaîne de télévision Al Jazira a diffusé le 18 décembre 2009 une enquête sur cet assassinat au cours de laquelle M. Antoine Méléro, après avoir expliqué avoir fait partie de cette organisation et relaté dans le détail le déroulement de cette action, a déclaré : « Moi je la trouve légitime, moi si c’était à refaire, je referais. »

Compte tenu du fait que la Tunisie était sous le contrôle des autorités françaises, que s’y déroulaient des combats s’apparentant à un état de guerre et que l’assassinat de Farhat Hached a été le fait d’un service secret français dépendant du président du Conseil et agissant avec l’aval du résident général de France à Tunis, il peut être considéré comme un crime de guerre.

Dire que ce crime aurait été légitime, alors qu’il était contraire à toutes les règles du droit français comme du droit international, constitue par conséquent une apologie de crime de guerre.

C’est pourquoi, à la requête de membres de la famille de Farhat Hached, la Ligue des droits de l’Homme et la Fédération internationale des droits de l’Homme ont déposé plainte le 16 mars 2010, avec constitution de partie civile entre les mains du doyen des juges d’instruction auprès du tribunal de grande instance de Paris, à l’encontre de M. Antoine Méléro pour apologie de crime de guerre, réprimée par les lois du 29 juillet 1881 et 29 juillet 1982.

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 14:12
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Les jeudis des Droits de l’Homme

 

Dans le cadre de ses conférences--débats ‘’ Les jeudis des Droits de l’Homme’’,

la section Marseille - Centre de la LDH

 

vous invite à une conférence  sur le thème :

            

"DROIT  AU LOGEMENT OPPOSABLE :  Leurre,Mythe,ou Réalité"

 

Intervenant :   Fathi BOUAROUA

Directeur Régional de la Fondation Abbé PIERRE

 

 

Jeudi 25 février 2010 à  19h30

Au Parvis du Protestantisme – 15 rue Grignan – 13006 Marseille –

Métro Estrangin

Stationnement dans la rue St Ferréol à partir de 19h ou aux parkings Préfecture ou Félix Baret

 

                                   

« On ne peut pas, sous prétexte qu'il est impossible de tout faire en un jour, ne rien faire du tout »

Abbé Pierre

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 14:08

 O.V.P.I. (1)

Observatoire départemental sur les Violences Policières Illégitimes

 

 VIOLENCES POLICIERES A MARTIGUES : UN      BLESSE  GRAVE, UNE ARRESTATION  INJUSTIFIEE

 

 

RESUME

 

Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2010, au foyer ADOMA « La Coudoulière » à Martigues M .Y.E., 25 ans, congolais demandeur d’asile était hospitalisé et opéré en urgence(2)  pour une grave fracture spiroïdale du bras droit, avec pose d’une broche et ITT de 45 jours dont 15 jours d’ITT pénale à la suite d’une intervention policière particulièrement « musclée ».

Intervention de 5 ou 6 policiers de la BAC de Martigues dans le foyer ADOMA où ils étaient rentrés  en force suite à un  appel d’une résidente du foyer pour un tapage nocturne.

Une participante à la soirée, Mme S. P. de nationalité française 53 ans, originaire du Tchad a, lors de la même intervention, été emmenée en cellule de dégrisement sans raison objective.

 

De plus, elle a subi l’humiliation d’un déshabillage partiel.

 

 

LES  FAITS

 

Dans la nuit du 28 au 29 janvier 2010, la victime Y.E. dînait  avec Mme S. P. (française originaire du Tchad), M. K. (originaire du Burkina B) et S. E.-S. (originaire de Côte d’Ivoire)  chez une amie togolaise F., résidente du foyer  au 5ème étage du foyer ADOMA de La Coudoulière à Martigues.

 

G.K. résidente du 3ème étage a appelé la police pour un   tapage nocturne.Il était pourtant difficile à cette personne de prétendre avoir entendu un « tapage nocturne » alors qu’aucun autre résident ne s’est plaint cette nuit-là ( renseignement donné par le Foyer) et que, de plus, sa chambre- au 3ème- est très éloignée  de celle où se déroulait le dîner, au 5ème.

 

 

 

 Il est 1h40 du matin. Cette résidente G.K. raconte aux policiers (centrale d’appel de Marseille qui alerte les policiers de Martigues) qu’elle s’est rendue au 5ème étage pour se plaindre du bruit et qu’elle aurait reçu une gifle de la part de Y. E. Les policiers de la BAC rentrent dans le foyer, montent au 5ème et frappent à la porte de la chambre de F., accompagnés de la personne qui les a appelés. Les policiers se trouvent en présence de 5 personnes d’origine africaine. Contrôle d’identité général dans un lieu privé!  Yannick demande à aller chercher ses papiers dans sa veste, restée  dans la chambre du 2ème étage chez un ami, André, qu’il était passé saluer dans la soirée. Au cours de ce déplacement, du 5ème vers le 2ème   une discussion s’engage entre Yannick et la personne qui a provoqué l’intervention policière. Arrivés au 2ème le ton monte . Les policiers  demandent à Y.E. de se taire. Ils auraient dit « Ferme ta gueule ! »

 

N’obtenant pas le silence, l’un des policiers saisit alors Y.E. à la gorge. Mme S. P. qui a été témoin de toute la scène crie : « Arrêtez, vous allez l’étrangler, vous allez le tuer ! »

 

D’après les policiers : Yannick aurait tenté de pousser un policier dans la cage d’escalier, policier qui aurait eu la chance et l’entrainement sportif lui permettant de pouvoir se rattraper à la rambarde. ( ! )

Les policiers le plaquent alors  au sol sur le ventre, lui  font une clé au bras gauche puis une seconde avec torsion d’une grande violence au bras droit qui se fracture. Le blessé hurle de douleur. Les policiers  réalisent la gravité de la situation et cessent leurs violences. Yannick reste alors assis au sol, il refuse de bouger, ne peut pas se lever. Les pompiers appelés conduisent la victime assise sur une chaise du 2ème au RDC puis au centre hospitalier de Martigues où il est opéré .

D’après les policiers : à partir de là, le Parquet a été prévenu et les hommes en fonction ce soir là ont été entendus, un par un, entre deux heures et trois heures du matin. En se justifiant sans doute sur le thème très classique d’une riposte proportionnée à une  rébellion  !

 

Les pompiers évacue le blessé et les policiers eux embarquent Mme S.P. pour une soi disant « Ivresse Publique Manifeste » (IPM). Cette dame de 53 ans souffrant de diabète et d’hypertension, agent territorial à la Ville de Martigues honorablement connue a fait noter sur son PV d’audition qu’elle avait été humiliée et qu’on l’avait empêchée d’avertir ses enfants. Quelques jours après, elle sera hospitalisée pendant 3 jours.

 

LES  SUITES

 

Y. E. et tous les protagonistes de cette affaire ont été  entendus  mardi 9 février au commissariat de Martigues.

 

Une plainte pour « violences volontaires ayant entrainé une ITT supérieure à 8 jours  par fonctionnaires dépositaires de l’autorité publique  » a été déposée le 8 février  par Maître Dany Cohen.

 

 

 

 

 

 

(1) L’OVPI est constituée de la L.D.H., du M.R.A.P., de la CIMADE et de l’ACCAT

 

(2)Le chirurgien hospitalier qui a opéré Yannick Ebenga nous a déclaré que cette fracture n’a pu être occasionnée qu’à la suite d’une torsion d’une violence extrême car les os du jeune homme sont particulièrement  solides.

 

 

 

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 14:06

Djamila : lettre à l’élu sur la burka.

 

L'élu est André Gérin, président de la commission parlementaire sur l'interdiction de la burqa.

L'écrivain féministe Djemila Benhabib lui a écrit une lettre qui a été lue au Sénat le 13 novembre dernier.

 

En voici le texte :

J'ai longuement hésité avant de vous écrire. Peut-être, par peur d'être perçue comme celle venue d'ailleurs qui fait indélicatement irruption dans les « affaires françaises ». Au diable les convenances, je n'ai jamais été douée pour la bienséance surtout lorsqu'elle est au service des plus forts, des plus puissants et des plus arrogants. Puis, s'il avait fallu que je vive en fonction du regard des autres, je n'aurais rien fait de ma vie ou si peu. Lorsqu'il s'agit des droits des femmes, nulle convenance ne doit primer sur l'essentiel.

L'essentiel étant : la liberté, l'égalité et l'émancipation des femmes. J'entends encore des copines françaises me dirent avec insistance : parle-lui, dis-lui, écris-lui. Étrangement, leurs propos me rappellent le titre de ce magnifique film d'Almodovar « Parle avec elle » où dès les premiers instants, le rideau se lève furtivement, pendant quelques secondes, sur un spectacle de danse, mettant en scène le corps d'une femme, celui de Pina Bausch. Elle qui exprimait si bien dans ses chorégraphies crûment la violence exercée à l'encontre des femmes.

Monsieur Gérin, c'est à vous que je m'adresse, je voudrais vous parler, vous dire la peur que j'ai connu le 25 mars 1994 alors que j'habitais à Oran, en Algérie et que le Groupe islamique armé (GIA) avait ordonné aux femmes de mon pays le port du voile islamique. Ce jour-là, j'ai marché la tête nue ainsi que des millions d'autres Algériennes. Nous avons défié la mort. Nous avons joué à cache-cache avec les sanguinaires du GIA et le souvenir de Katia Bengana, une jeune lycéenne âgée de 17 ans assassinée le 28 février 1994 à la sortie de son lycée planait sur nos têtes nues. Il y a des événements fondateurs dans une vie et qui donnent une direction particulière au destin de tout un chacun. Celui-là, en est un pour moi.
Depuis ce jour-là, j'ai une aversion profonde pour tout ce qui est hidjab, voile, burqa niqab, tchador, jilbab, khimar et compagnie. Or, aujourd'hui vous êtes à la tête d'une commission parlementaire chargée de se pencher sur le port du voile intégral en France.

En mars dernier, je publiais au Québec, un livre intitulé « Ma vie à « contre-Coran »: une femme témoigne sur les islamistes. Dès les premières phrases, je donnais le ton de ce qu'est devenue ma vie en termes d'engagements politiques en écrivant ceci : « J'ai vécu les prémisses d'une dictature islamiste. C'était au début des années 1990. Je n'avais pas encore 18 ans. J'étais coupable d'être femme, féministe et laïque. » Je dois vous avouer que je ne suis pas féministe et laïque par vocation, je le suis par nécessité, par la force des choses, par ces souffrances qui imprègnent mon corps car je ne peux me résoudre à voir l'islamisme politique gagner du terrain ici même et partout dans le monde. Je suis devenue féministe et laïque à force de voir autour de moi des femmes souffrir en silence derrière des portes closes pour cacher leur sexe et leur douleur, pour étouffer leurs désirs et taire leurs rêves.

Il fut un temps où on s'interrogeait en France sur le port du voile islamique à l'école. Aujourd'hui, il est question de voile intégral. Au lieu d'élargir la portée de la loi de 2004 aux établissements universitaires, nous débattons sur la possibilité de laisser déambuler dans nos rues des cercueils. Est-ce normal ? Demain, peut-être c'est la polygamie qui sera à l'ordre du jour. Ne riez pas. Cela s'est produit au Canada et il a fallu que les cours (de justice) s'en mêlent. Car après tout la culture à bon dos lorsqu'il s'agit d'opprimer les femmes. Ironie du sort, j'ai constaté dans plusieurs quartiers que les jupes se rallongent et disparaissent peu à peu. La palette des couleurs se réduit. Il est devenu banal de camoufler son corps derrière un voile et porter une jupe, un acte de résistance. C'est tout de même une banlieue française qui est le théâtre du film « La Journée de la jupe » alors que dans les rues de Téhéran et de Khartoum, les femmes se découvrent de plus en plus, au péril de leur vie, dans les territoires perdus de la République française, le voile est devenu la norme.
Que se passe-t-il ? La France est-elle devenue malade ?
Le voile islamique est souvent présenté comme faisant partie de « l'identité collective musulmane ». Or, il n'en est rien. Il est l'emblème de l'intégrisme musulman partout dans le monde. S'il a une connotation particulière, elle est plutôt politique surtout avec l'avènement de la révolution islamique en Iran en 1979. Que l'on ne s'y trompe pas, le voile islamique cache la peur des femmes, de leur corps, de leur liberté et de leur sexualité.
Pire encore, la perversion est poussée à son paroxysme en voilant des enfants de moins de cinq ans. Il y a quelques temps, j'essayais de me rappeler à quel moment précisément, en Algérie, j'ai vu apparaître ce voile dans les salles de classe. Pendant mon enfance et jusqu'à mon entrée au lycée, c'est-à-dire en 1987, le port du voile islamique était marginal autour de moi. À l'école primaire, personne ne portait le hidjab, ni parmi les enseignants, ni surtout parmi les élèves.

Voilà 12 ans que j'habite au Québec dont la devise inscrite sur les plaques d'immatriculation des voitures est « Je me souviens ». A propos de mémoire, de quoi la France devrait-elle se souvenir ? Quelle est porteuse des Lumières. Que des millions de femmes se nourrissent des écrits de Simone de Beauvoir dont le nom est indissociable de celui de Djamila Boupacha
[1]. C'est peu dire. Il ne fait aucun doute pour moi que la France est un grand pays et ceci vous confère des responsabilités s et des devoirs envers nous tous, les petits. C'est d'ailleurs pour cela qu'aujourd'hui, tous les regards sont tournés vers votre commission et que nous attendons de vous que vous fassiez preuve de courage et de responsabilité en interdisant le port de la burqa.

Pour notre part au Québec, on se souvient qu'en 1961, pour la première fois dans l'histoire, une femme, une avocate de surcroît, est élue à l'Assemblée législative lors d'une élection partielle. Son nom est Claire Kirkland et elle deviendra ministre. En invoquant un vieux règlement parlementaire qui exigeait des femmes le port du chapeau pour se présenter à l'Assemblée législative, on la force à se couvrir la tête pendant les sessions. Elle refuse. C'est le scandale.

Un journal titre : « Une femme nu-tête à l'Assemblée législative ! ». Elle résiste et obtient gain de cause.
Il faut comprendre par là que nos droits sont des acquis fragiles à défendre avec acharnement et qu'ils sont le résultat de luttes collectives pour lesquelles se sont engagés des millions de femmes et d'hommes épris de liberté et de justice. J'ose espérer, monsieur Gérin, que la commission que vous présidez tiendra compte de tous ces sacrifices et de toutes ces aspirations citoyennes à travers le monde et les siècles.
A vous chers amis, s'il y a une chose, une seule, que je souhaiterais que vous reteniez de ces quelques mots, c'est la suivante. Entre une certaine gauche démissionnaire, le racisme de l'extrême droite et le laisser-faire et la complicité des gouvernements nous avons la possibilité de changer les choses, plus encore nous avons la responsabilité historique de faire avancer les droits des femmes. Nous sommes, en quelque sorte, responsables de notre avenir et de celui de nos enfants.

Car il prendra la direction que nous lui donnerons. Nous, les citoyens. Nous, les peuples du monde.. Par nos gestes, par nos actions et par notre mobilisation. Toutes les énergies citoyennes sont nécessaires d'un pays à l'autre au-delà des frontières. L'avenir nous appartient. « La femme est l'avenir de l'homme » disait Aragon. S'agissant d'homme, je veux en saluer un présent aujourd'hui, c'est mon père à qui je dois tout.

Et je finirai par une citation de Simone de Beauvoir : « On a le droit de crier mais il faut que ce cri soit écouté, il faut que cela tienne debout, il faut que cela résonne chez les autres. »

J'ose espérer que mon cri aura un écho parmi vous.

Djemila Benhabib
Lettre lue au Palais du Luxembourg, le vendredi 13 novembre 2009, lors de la journée "Femmes debout", organisée par Femmes Solidaires et la Ligue du Droit International des Femmes

 


[1] Djamila Boupacha est le nom d’un ouvrage co-signé par Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir, dénonçant les viols et les séances de tortures infligées aux femmes algériennes par l’armée française

 

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Vendredi 12 février 2010 5 12 /02 /Fév /2010 13:20
Manouchian-statue-verso-2-.jpgManouchian-recto-2--copie-1.jpg

Dansd le cadre du 66e anniversaire de l'exécution du Groupe Manouchian par les nazis,

La jeunesse Arménienne,

en partenariat avec la Fondation du Camp des Milles: Mémoire et Education
avec le soutien de:
l'Association Nationale des Anciens combattants et Résistants de Marseille,
l'Association des Anciens Combattants et Résistants Français d'Origine Arménienne,
l'Union Départementale des Associations de Combattants et Victimes de Guerre,
l'Union Culturelle Française des Arméniens de France,

vous invite le Samedi 20 février 2010

au dévoilement de la statue de Missak Manouchian, résistant français, membre des FTP-MOI

au square Missak Manouchian, boulevard Charles Livon, Marseille 7e.

10h30 cérémonie de commémoration officielle

11h30 réception de clôture au centre culturel Varoujian Bozadjian de la JAF.

------------------------------------------------------------------------------------------
Contact : 04 91 802 820
jaf.marseille@la-jaf.com



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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 13:12

LOGO.jpg Fédération des Bouches du Rhône

 

DECLARATION

Robinet ouvert à Marseille pour le goutte à goutte du poison du « débat sur l’identité nationale ».  

En démonstration publique à Marseille le 14 janvier 2010 le redoutable alambic du débat sur l’identité nationale n’a pas manqué de distiller quelques gouttes supplémentaires de son redoutable poison.

A la chauffe cette fois, aux côtés de M. Besson, M Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille, Vice Président du Sénat et figure tutélaire de l’U.M.P. dans la région.

En effet, M. JC Gaudin a stigmatisé les « 15 à 20.000 musulmans qui ont déferlé dans les rues de Marseille » à l’issue d’un match de football ayant vu l’équipe d’Algérie l’emporter sur celle de l’Egypte, en se plaignant que les seuls drapeaux brandis dans cette « déferlante de musulmans » n’aient été que des drapeaux algériens.

Au moment où, par deux fois, dans les salons d’honneur du Stade Vélodrome puis de la Préfecture, M. JC Gaudin tenait ces propos inqualifiables, soulevant l’indignation de plusieurs des participants invités, pourtant triés sur le volet, la Fédération de la Ligue de Droits de l’Homme des B. du Rh. avec son Secrétaire Général Dominique Guibert manifestait dans les rues de Marseille aux côtés de R.E.S.F., de la CIMADE et de plusieurs associations et partis de gauche pour demander :

  • la suppression de ce ministère de la honte créé par M Sarkozy et dirigé avec zèle par M.Besson

  • la régularisation des sans papiers à commencer par les 6000 travailleurs en grève depuis des semaines,

  • un sursaut, quand il est encore temps, pour mettre un terme à ce qu’il faut bien désigner comme relevant d’une « xénophobie d’Etat ».

En posant une question de fond : tous ces propos tenus publiquement, par des femmes et des hommes publics, relèvent-ils seulement de « dérapages » ? On est en droit de ne pas le penser.

 

Marseille le 16 janvier 2010

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 13:02

urgence-libert-s.jpg

Vous êtes Français ? Prouvez-le !

Depuis plus de vingt ans, les différents gouvernements infligent un traitement discriminatoire aux Français nés à l’étranger, ou nés en France de parents étrangers ou devenus français par naturalisation.

À l’occasion du renouvellement de ses papiers d’identité, il est maintenant demandé systématiquement à chacun d’entre eux de faire la preuve de sa nationalité française. La situation continue de s’aggraver : d’une pratique qui se cantonnait à la carte d’identité, la délivrance du passeport fait désormais l’objet des mêmes attentions et on en arrive à l’ouverture d’un bureau spécialisé pour ces Français « différents ».

Au-delà de l’avalanche de preuves réclamées, de la difficulté de reconstituer des parcours que l’histoire de la France ou du monde a bouleversés et de la répétition stupide des mêmes demandes à chaque renouvellement, imagine-t-on ce que représente cette mise en cause directe de la personnalité de chacun et le réveil douloureux de souvenirs souvent dramatiques ?

Il y a quelque chose d’intolérable à faire ainsi de millions de Français d’origine les plus diverses des personnes suspectes a priori de fraude, puisque ce sont à elles de prouver leur nationalité et non à l’administration de démontrer une fraude ou une erreur. Cette attitude est d’autant plus vexatoire qu’en vertu de l’article 21-13 du Code Civil, la nationalité de ceux qui ont vécu en tant que Français depuis plus de dix ans ne peut plus être contestée.

Nous dénonçons une logique résultant d’une peur de l’Etranger, dont il importerait de se prémunir à toute force, y compris en suspectant des millions de Français. Et parce que nous refusons que ces situations se règlent par des passe-droits en faveur de ceux qui ont les moyens de protester contre de telles discriminations, nous exigeons que le gouvernement y mette un terme et rétablisse un traitement normal et égal pour tous de la délivrance des pièces d’identité.

Signataires :

Michèle ANDRE, vice-présidente du Sénat ; Ariane ASCARIDE, comédienne ; Gérard ASCHIERI, syndicaliste ; Jean-Christophe ATTIAS, directeur d’études à l’EPHE-Sorbonne ; Edouard BAER, comédien ; Jeanne Balibar, comédienne ; Guy Bedos, comédien ; Esther Benbassa, directrice d’études à l’EPHE-Sorbonne ; Jean-Luc BENNHAMIAS, député européen ; Matthieu BONDUELLE, secrétaire général du syndicat de la Magistrature ; Pascal BONIFACE, universitaire ; Nicole BORVO, sénatrice ; Zabou BREITMANN, comédienne ; Annick COUPE, syndicaliste ; Didier DAENINCKX, écrivain ; Jean-Michel DUCOMTE, président de la Ligue de l’Enseignement ; Jean-Pierre DUBOIS, président de la LDH ; Kamel JENDOUBI, président du Réseau euroméditerranéen des droits de l’Homme ; Marie-Pierre DE LA GONTRIE, secrétaire nationale du Parti socialiste à la justice et aux libertés publiques ; Robert GUEDIGUIAN, cinéaste ; Françoise HERITIER, professeure au Collège de France ; Jean-Claude KAUFMANN, directeur de recherche au CNRS ; Christophe HONORE, cinéaste ; Henri LECLERC, président d’honneur de la LDH ; Patrick LOZES, président du CRAN ; Daniel KARLIN, cinéaste ; Marie NDIAYE, écrivaine ; Gilles PERRAULT, écrivain ; Lydie RAPPAPORT, directrice de recherche au CNRS ;  Roland RAPPAPORT, avocat au barreau de Paris ; Jean-Marc ROIRANT, secrétaire général de la Ligue de l’Enseignement ; Benjamin STORA, professeur des Universités ; Michel TUBIANA, président d’honneur de la LDH ; Marie-Christine VERGIAT, députée européenne. 

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Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 12:57

3ème THEME DU CYCLE DE CONFERENCES DEBATS : SECURITE ET LIBERTES

 

SOIN, PRISON ET PSYCHIATRIE: UNE PEINE A PERPETUITE?

 

        Un processus s'est enclenché depuis l'abolition de la peine de mort, afin de mettre en place une peine infinie.

 Sous prétexte de précaution, on assiste à une multiplication de textes législatifs de de plus en plus sécuritaires (loi sur la prévention de la délinquance, loi sur la prévention de la récidive, loi sur la rétention de sûreté...)

 Ces textes voudraient faire du délinquant un malade et convoquent la psychiatrie à prédire, évaluer et participer à la relégation de personnes désignées comme "dangereuses".

 L'évolution des politiques pénales a de tout temps eu des effets directs sur les pratiques de l'exercice de la psychiatrie , en la sommant d'intervenir dans des domaines qui ne sont pas les siens pour servir de caution "scientifique".

 Comment la psychiatrie peut-elle continuer à défendre le soin psychique qui est l'essence même de sa mission, sans y perdre son âme?

 Au nom du principe de précaution, devons-nous, dans une société démocratique, laisser la prison devenir un lieu d'application de peines infinies et la psychiatrie l'instrument de cette relégation?

                 NOUS VOUS PROPOSONS DE VENIR EN DEBATTRE:

 

LE SAMEDI 30 JANVIER 2010 A 18 HEURES

CITE DU LIVRE -INSTITUT DE L'IMAGE à Aix

 

 Intervenants:

        - Docteur Catherine PAULET Chef du Service Médico-Psychologique Régional des BAUMETTES, Présidente de l'Association des secteurs de psychiatrie en milieu pénitentiaire

      - Patrick COUPECHOUX journaliste et écrivain , auteur notamment de "un monde de fous"

     Direction des débats: Maître Alain MOLLA , avocat

LES DEBATS SERONT SUIVIS d'un APERITIF / BUFFET et DE LA PROJECTION DU FILM:  « Moi Pierre Rivière, ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère «  réalisé par René ALLIO ( 1973 )

A l'initiative du Syndicat des Avocats de France, du Syndicat de la Magistrature et de l'ASMPMP

« SECURITE ET LIBERTES »
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